Soyons sérieux... ou pas ! Episode n°123

Soyons sérieux... ou pas ! Episode n°123

Ces derniers temps j'ai été prise d'une inspiration nouvelle et subite dans cette chasse au sérieux qui est la mienne. Il y a mille façons d'être envahis par le sérieux et la morosité (c'est bien pour ça que je m'applique à trouver mille et un outils dans cette lutte implacable), et l'une des plus sournoises d'entre elles est sans aucun doute l'ennui et la routine. Allez, avouez, c'est redoutable non ? Un quotidien qui se répète inlassablement, et hop vos sourcils se froncent, vos yeux deviennent ternes, votre enthousiasme s'étiole.

Alors je me suis dit qu'on pourrait explorer tous ces objets du quotidien, ces petites tâches qu'on fait mécaniquement au jour le jour... Et qui au lieu de nous plonger dans l'ennui pourraient être une source inépuisable de fantaisie, voire même de franche rigolade.

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°119)

Parfois, il n'y a pas besoin de chercher bien loin pour trouver votre prochain allié contre le sérieux. Des armes très puissantes se cachent dans des objets qui peuvent paraître anodins, voire franchement sans intérêt. Prenez un simple drap blanc, par exemple. Un drap sans aucun chichi, pas la moindre broderie, même pas le moindre brin de lin ou de soie qui le rendrait un peu chic. Non, juste un drap en coton, qui est d'ailleurs devenu un peu terne vu que vous l'avez déjà lavé 300 fois au moins, et que vous êtes du genre à ne pas séparer le blanc et les couleurs (merci d'avoir témoigné, je me sens moins seule).

Prenez un enfant, n'importe lequel, le vôtre fera l'affaire si vous en avez un à la maison, sinon empruntez celui du voisin. Et sans ménagement, sans préavis, jetez lui le fameux drap blanc sur la tête, de manière à le recouvrir entièrement. Laissez mijoter quelques secondes (ou un peu plus longtemps, si vous appréciez les gloussements façon cochon d'Inde), puis soulevez légèrement le coin du drap pour observer le phénomène.

Voyons ce que ça donne avec quelques uns de mes cobayes préférés :

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Première observation : ça décoiffe.

Deuxième observation : malgré le visage presque entièrement recouvert par les cheveux, on aperçoit de façon indéniable un très large sourire se déployer d'une oreille à l'autre. Intéressant.

Continuons notre expérience. Que se passe-t-il si on regroupe plusieurs cobayes sous ce même drap ?

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Troisième observation : lorsque deux cobayes se retrouvent ensemble sous le drap, le sourire augmente de façon exponentielle.

N'ayons pas peur de faire avancer la science en répétant l'expérience avec pas moins de TROIS cobayes :

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Conclusion implacable de cette expérience : le drap blanc est le meilleur ami de la Chasse au Sérieux. Si vous n'en avez pas encore à la maison, courez vite en acheter tout un stock !

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°118)

Depuis le temps que vous suivez cette Chasse au Sérieux, vous savez que je ne rate pas une occasion de vous fournir toutes sortes de remèdes contre l'ennui, qui est un allié non négligeable de notre pire Ennemi. Comment ça, "quel Ennemi ?" Mais le Sérieux voyons, il faut suivre un peu !

Résumons la situation par un petit schéma facilement accessible à vos esprits embrumés par les pollens du printemps : ennui => grise mine => sourcils froncés => le sérieux s'installe. Radical, et redoutable.

Si vous avez raté les épisodes précédents, ou bien si vous avez une mémoire de poisson rouge (ça arrive même aux meilleurs) vous pouvez aller relire quelques articles précédents, qui vont vous donner des petits recettes toutes simples et infaillibles pour lutter contre l'ennui, comme : monter un groupe de rock, adopter un chien taille poney, ou tout simplement faire un apéro.

Et si vous êtes feignants (ça arrive aussi, surtout aux meilleurs) vous pouvez vous contenter de la recette du jour, qui tient en 4 petits mots : ADOPTEZ UN PETIT FRERE.

Mieux vaut le prendre déjà pré-fabriqué, parce qu'un petit frère ça peut prendre un temps considérable à sortir de l’œuf. En plus, pour le projet qui nous occupe aujourd'hui, mieux vaut un petit frère qui sache déjà se déplacer sur ses petites jambes, ça multiplie les opportunités. En effet, un petit frère normalement constitué (et doté de fonctions motrices en bonne et due forme) saura vous retrouver dans n'importe quel coin de la maison, aussi reculé soit-il. Il vous retrouvera même d'autant plus vite qu'il pense que vous cherchez à l'éviter. Et dès qu'il vous aura trouvé, il aura mille idées plus créatives les unes que les autres pour vous sauver de ce danger imminent que nous avons d'ores et déjà identifié (l'ennui, pour ceux qui décidément ne suivent toujours pas). Il pourra, au choix : vous sauter sur le ventre, vous tirer les cheveux, vous arracher à vitesse grand V le livre que vous tentiez de lire paisiblement (tout en partant en courant à l'autre bout de la maison avec l'objet du délit), vous crier "COUCOU !!!!" le plus fort possible dans l'oreille pour le plaisir de vous voir frôler la crise cardiaque, démonter en un temps record votre méga-construction-star-wars-de-la-mort-qui-tue, ou toute combinaison des éléments précédemment cités.

Tout bien considéré, il vaut quand même mieux qu'il vous retrouve. Parce que si sa quête reste infructueuse plus de 5 minutes top chrono, il va trouver de quoi tromper son propre ennui en redécorant les murs de votre chambre au marqueur Welleda, ou en fabriquant des confettis avec votre collection de cartes Pokemon.

Si vous n'êtes toujours pas convaincus de l'efficacité du Petit Frère dans notre quête d'un quotidien parsemé de surprises virevoltantes, je vous laisse admirer en image une démonstration d'attaque-éclair sur un sujet qui s’adonnait tranquillement à la paisible activité de glandouille-sur-moquette. Il a frôlé l'ennui pendant au moins un quart de secondes. Heureusement, Petit Frère était là.

Ouf.

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°116)

Allez, avouez... Vous en avez toujours rêvé. La scène, les fans, les concerts jusqu'à pas d'heure, les tournées, la vie de bohème... Peut-être même que vous avez répété pendant des heures au fond du garage avec vos meilleurs potes de lycée. Vous aviez du talent, si si, ne rougissez pas. Et puis la vie a pris le dessus. Les études, le boulot, les responsabilités. Et vous n'êtes jamais devenu une rock star.

Et bien disons-le tout haut : il n'est pas trop tard. Recrutez votre beau-frère, votre voisine, votre collègue de bureau. Eux aussi en rêvent. Ils chantent tous les matins sous la douche, et ils ont peut-être même encore leur guitare électrique qui prend la poussière dans un garde-meubles.

Faites un boeuf. Un énorme, qui réveille tout le quartier, parce que faire du bruit y'a pas à dire, ça défoule. Non seulement ça décrispe les zygomatiques, mais en plus ça donne la pêche et surtout, surtout... ça chasse toute trace de sérieux qui aurait pu s'incruster l'air de rien.

A ce rythme-là, vous serez fin prêts pour la fête de la musique. Chez moi en tous cas, ça répète dur... La preuve en images.

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°114)

Parfois, quand on a la tête trop pleine ou le moral embrumé par la morosité de l'hiver, rien ne vaut le coup de fouet d'une petite course en plein vent. Une bonne bourrasque de mistral, y'a pas à dire, ça vous nettoie le cerveau en un rien de temps et hop, vous voilà comme neuf. Si en plus le soleil s'en mêle et vous donne des ailes, cette fois c'est sûr, plus rien ne vous arrête. Allez c'est décidé, je mets mes baskets et je pars virevolter dans les rafales de vent ! Qui vient avec moi ?

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°112)

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Pour ce nouvel épisode de la chasse au sérieux, je ne vais pas y aller par quatre chemins : de quand date la dernière fois où vous avez bougé vos fesses ? Et pas que vos fesses d'ailleurs, mais bon, en général quand les fesses sont en mouvement le reste suit.

Je vous vois d'ici, avachis dans votre siège de bureau face à votre écran, ou bien vautrés dans votre fauteuil avec votre mobile au creux des mains... plus statique que vous, on meurt. Je suis bien placée pour le savoir, je suis dans le même cas que vous à cette minute précise.

Ca n'a l'air de rien comme ça, mais c'est bien plus grave qu'on y pense. Plus on stagne, plus on s'encroûte et plus on a de chance de se rabougrir, se renfermer, bref de sombrer dans un sérieux profond. Le sourcil se fronce, les mâchoires se crispent, l'humeur se ratatine. Alors que dès qu'on se bouge, qu'on se secoue, qu'on s'agite... On fabrique tout plein d'endorphines qui donnent le sourire.

Les endorphines, c'est la nouvelle arme secrète contre le sérieux, qu'on se le dise !

Vous pouvez commencer par courir autour de votre chaise, ou de la table du salon. N'ayez crainte, je ne vais quand même pas suggérer un footing, d'abord ça me fatigue rien que d'y penser et surtout il fait beaucoup trop froid dehors, et le froid ça met de mauvaise humeur. Mieux vaut rester bien au chaud dans votre petit chez vous pour ne pas prendre de risques. L'idéal serait de mettre la musique à fond et de danser, vous pouvez même éteindre la lumière pour éviter le regard incrédule du voisin d'en face (attention tout de même aux chutes éventuelles, prévoyez un peu d'arnica). Si vous me connaissez un peu, vous ne serez pas surpris que je suggère de sauter sur le lit à perdre haleine, franchement je ne m'en lasse pas. Et cerise sur le gâteau, si vous arrivez à entraîner un complice dans cette histoire, vous pouvez même vous lancer dans une grande bataille d'oreillers, ou un concours de saute-moutons. L'avantage de cette dernière solution c'est qu'en plus c'est la rigolade assurée, ce qui entraîne inévitablement une double dose d'endorphines. Magnifique.

Et vous voulez savoir ce qui est encore plus beau ? C'est que sans même y faire attention, vous aurez bien brûlé 2 ou 3 calories en route... Juste ce qu'il faut pour pouvoir justifier l'apéro de ce soir.

Elle est pas belle la vie ?

Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°111)

Dans cette quête incessantede tous les petits "trucs" qui nous permettent de lutter contre le sérieux au quotidien, en voici un qui m'est particulièrement cher, non seulement parce qu'il est tout simple, mais surtout parce qu'il est d'une efficacité redoutable. Il tient en deux petits mots : "Réjouissez-vous".

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Je ne parle pas d'une sorte de Thanksgiving un peu guimauve à l'américaine, mais d'une traque des petits bonheurs de la semaine. On ne cherche surtout pas du lourd ni des bons sentiments, mais des détails qui donnent le sourire si on prend la peine de les regarder d'un peu plus près. Même quand il pleut, qu'on a du mal à se réveiller le matin parce qu'il fait nuit, que la grisaille et l'humidité semblent nous avoir définitivement envahi le cerveau... Il existe malgré tout plein de raisons de se réjouir. La bonne note du petit (ou bien la moins mauvaise note que la semaine dernière, c'est déjà pas mal), la voisine grincheuse qui a décidé de déménager (ou de partir en vacances, c'est toujours ça de pris), le pain qui sortait tout juste du four quand vous êtes arrivés à la boulangerie, votre série préférée qui passe ce soir à la télé, les clés de la cave qui avaient disparu et que vous retrouvez sous le canapé, une nouvelle petite robe, une grasse mat' en perspective parce que demain c'est dimanche... La liste est infinie.

Si le sérieux a déjà gagné tellement de terrain que vous n'arrivez pas à trouver d'exemples, pas de panique, il suffit de demander à vos enfants. C'est imparable. Par ici, ça a commencé d'une manière assez insignifiante. Mon grand est rentré un soir de l'école avec une bonne nouvelle, je ne sais plus laquelle d'ailleurs, l'annonce d'un départ en classe verte je crois. J'ai répondu spontanément : "Ca se fête, faisons un apéro !". Son frère qui ne souhaitait pas être en reste est rentré le lendemain de l'école avec ce qu'il avait trouvé de mieux dans la catégorie bonne nouvelle : "Aujourd'hui c'était même pas dégueulasse à la cantine ! Ca se fête non ?". Petit à petit, c'est devenu une sorte de jeu. Trouver les petites choses de la journée qui nous permettraient de nous réjouir le soir (et de faire un apéro, bien entendu).

J'entends d'ici les défenseurs farouches de la prévention de l'alcoolisme grincer des dents en lisant cet article, qu'ils soient rassurés : il n'y a malheureusement pas d'apéro tous les jours (je dis "malheureusement" parce que ça veut dire qu'on n'a pas non plus 7 bonnes nouvelles par semaine), et les adultes se contentent d'un demi-verre de vin pendant que les petits trinquent au jus de fruits ou à la grenadine. D'ailleurs pour être tout à fait honnête, les enfants se soucient guère de ce qu'il y a dans leur verre, ce qui les intéresse ce sont les petits crackers salés.

Là j'entends grincer des dents les défenseurs acharnés du programme national nutrition-santé. Oui, je l'avoue, il y a des TUC et autres Belin à l'apéro, c'est même un point central de nos festivités. Mais la chasse au sérieux est une affaire suffisamment importante pour qu'on fasse une petite entorse aux bons principes alimentaires, qu'on se le dise.

Je tiens quand même à vous prévenir qu'il existe quelques moments de solitude. Comme le jour où votre fils reçoit les félicitations de la maîtresse pour cause d'action exceptionnelle en classe, et qu'il prend la peine de prévenir l'enseignante que "Maman va être contente, elle voudra sûrement faire un apéro pour fêter ça !". Et que ladite maîtresse vous attend le lendemain matin, goguenarde, pour vous dire "Alors, cet apéro ?". Etre classifiée comme mère alcoolique auprès de l'éducation nationale, ça c'est fait. Mais encore une fois, la chasse au sérieux mérite de supporter quelques sacrifices.

Alors, vous commencez quand ? Vous l'avez déjà repéré, ce détail joyeux qui va permettre de justifier l'apéro de ce soir ? Il est pourtant là tout près, n'attendant que vos yeux ou vos oreilles pour le débusquer.

Et paf ! Voilà encore un grand coup de pied dans le derrière de la grisaille, du sérieux et de la déprime hivernale. Tchin !

Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°108)

Si un jour il vous vient l'idée saugrenue d'adopter un chien qui tiendrait plutôt du poney que du canidé par la taille... Si ce jour-là vous entendez l'éleveuse vous dire "Attention, ce chien est un vrai pot de colle !!" surtout ne prenez pas cette remarque à la légère. Ne vous dites surtout pas "Quelle chance, un chien affectueux, c'est tout à fait ce qu'il me faut !". Pot-de-colle est parfois une expression à prendre au pied de la lettre. En pratique, ça se manifeste par le fait de ne pas pouvoir faire un pas sans avoir quelques dizaines de kilos (qui évoluent à une vitesse fulgurante vers le quintal) étalés en travers de votre chemin. Ou par le fait de ne pas pouvoir s'arrêter de marcher sans sentir un délicat postérieur poilu se poser de tout son poids SUR vos pieds (ben oui, il s'agirait de ne pas de louper une occasion de se faire gratouiller le sommet du crâne). Comptez un temps minimal de 10 minutes pour faire une distance d'environ 20 mètres, le temps de trébucher, de pousser l'énergumène pour dégager le chemin, de le voir aussitôt revenir par l'autre côté, de pester, de gratouiller un peu pour avoir la paix (làààààà tu l'as eu ton câlin, je peux y aller maintenant ?) puis de revenir en arrière pour trouver de quoi essuyer la bave qui décore maintenant votre pantalon.

Photographiquement parlant, c'est un challenge inédit. Photographier un chien de cette taille alors qu'il est constamment placé à quelques millimètres de vous, ça devient un défi impossible. Les bons jours (il y en a peu) vous obtenez ce genre de portrait serré, qui n'est pas trop mal si on oublie la mare de bave qui s'est formée sur mon jean le temps que j'appuie sur le déclencheur.

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Le reste du temps, toutes les photos ressemblent à s'y méprendre à l'image ci-dessous.

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La bonne nouvelle, c'est que face à une bouille comme celle-là, il est très difficile de garder son sérieux plus de 3 secondes. Voici donc Monsieur Plume, premier chien estampillé "Chasse au Sérieux".

Si vous voulez la marque... C'est un dogue allemand. Mais vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus.

Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°106)

Cette fois-ci ça y est, on est presque en vacances. Repos, farniente, glandouille... on en rêve !!Un moment idéal pour se mettre à des activités saines comme le yoga ou la relaxation. Mais attention, la relaxation ça pourrait nous donner un air sérieux quand on y pense.

Heureusement, Milo et Totoro sont là pour nous donner la recette infaillible du yoga-anti-sérieux. Testé pour vous, la bonne humeur est garantie. Il parait que le rire est la meilleure source de relaxation qui soit... non ?

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°99)

Argh. Le froid est revenu. Juste quand on commençait à y croire, quand ce petit frissonnement de printemps était venu réveiller notre optimisme engourdi par la grisaille... Bam, voilà qu'on s'en reprend un petit coup dans le nez, en traître. De quoi vous froisser le moral définitivement. Vous avez senti cette vague de sérieux s'abattre sournoisement sur nos têtes, tout à coup ?!Taratata, il ne faut pas se laisser faire. Ah ça non. Contre les frissons d'un printemps qui fait machine arrière, rien de tel qu'un peu de chaleur humaine. Je ne parle pas d'un petit câlin standard (bien que pour ceux qui n'auraient que ça sous la main, ça puisse faire l'affaire), je parle d'un véritable empilement. Un moulon, comme on dit par ici. Non seulement ça réchauffe, mais en plus c'est rigolo, et quand on rit on a encore plus chaud. De quoi se croire en pleine canicule, ou en voyage aux Caraïbes, le tout sans bouger de sa chambre. Magique, non ?

Par ici, ça marche plutôt bien, le moral est reparti au beau fixe en un clin d'oeil :)

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°93)

Y'a des jours comme ça, où on aurait besoin d'une tablette de vitamines grosse comme un pain au chocolat. Ces jours-là, je regarde mes loulous et je me dis que la nature est bien mal faite : il suffirait que je ponctionne 5% de leur énergie pour être pimpante jusqu'au soir, alors qu'ils ont clairement besoin de beauuuuucoup moins de 95% de leur peps pour fonctionner normalement. Pourquoi, mais pourquoi on n'a pas encore inventé les vases communicants ?? En attendant que la science progresse enfin, je tente de me ré-énergiser en m’imprégnant de la joie de vivre d'Anna. A mon avis, 5% de la sienne suffirait à alimenter tout un immeuble. Non ?

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°92)

L'amour, c'est pas toujours rose-guimauve avec des petits cœurs sur les i. Heureusement d'ailleurs, parce que rien que d'y penser j'en aurais déjà la nausée. L'amour ça peut prendre bien des formes, certaines plus rigolotes que d'autres, ou plus énergiques, ou plus musclées... j'en ai la démonstration quotidienne dans ma maison pleine de p'tits gars (mais attention à ne pas s'y tromper, les filles sont loin d'être en reste pour l'amour-pas-si-tendre-que-ça, je suis sûre que vous avez déjà des exemples en tête juste en lisant cette phrase).

Bref, dans toutes ces formes de démonstration d'affection, celle qui est sans doute ma préférée - peut-être parce que je la pratique volontiers à toute occasion avec mes loulous à condition d'avoir un environnement suffisamment matelassé pour assurer mon confort de princesse au petit pois - c'est l'amour version rugby-catch. Vous savez, celui où on s'empoigne, où on se plaque au sol en se roulant par terre, tout en se chatouillant un peu au passage l'air de rien ? Et où on fait semblant de s'offusquer juste pour le plaisir de riposter d'un coup d'oreiller derrière la tête ? Voilà, j'étais sûre que vous connaissiez vous aussi. Personnellement j'adore, c'est tellement plus rigolo qu'un petit-bisou-sur-la-joue qui laisse toujours un goût de trop peu. Bon d'accord, ça finit parfois par un bleu ou une petite bosse, c'est les risques du métier. Mais dans l'ensemble ça vaut la peine, non ?

Arthur et Jules en tous cas sont des pros du genre. Voici une démonstration en 8 leçons qui devrait vous permettre de pratiquer à la maison dès aujourd'hui. On court l'un vers l'autre, on s’attrape en faisant mine de se faire un câlin, et hop ! On perd l’équilibre comme par hasard... c'est tout un art. La preuve en images !

photo enfants freres
photo enfants freres
frères qui jouent
frères qui jouent

Renversant non ? :)

Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°91)

Quand je déclare pour la première fois à une nouvelle connaissance que je suis photographe, l'accueil est généralement intéressé et chaleureux. Voilà un métier qui semble bénéficier d'une image plutôt positive chez mes concitoyens. Là où ça se gâte, c'est quand on me demande quel type de photo je fais, et que le terme "photo de famille" fait son apparition. Le visage vaguement admiratif de mon interlocuteur laisse rapidement la place à une expression gênée, crispée, voire totalement désolée. Je me retrouve souvent à tenter de me justifier maladroitement "mais non, ce n'est pas du tout ce à quoi tu penses, moi je fais des photos vivantes, rigolotes, naturelles...". Rien n'y fait, j'ai généralement perdu mon interlocuteur en route, traumatisé par quelques dizaines d'années de cauchemar photographique familial.

Il faut admettre que la photo de famille a mauvaise réputation. On pense immédiatement à une séance de torture où tout le monde doit être assis bien droit, face à l'objectif, dans son plus beau costume, un sourire forcé plaqué sur le visage tout en rêvant de partir en courant le plus loin possible. J'en ai quelques unes en mémoire moi aussi, et je suis bien d'accord, c'est une plaie. Rien de bien grave au fond, juste un mauvais moment à passer, un peu comme une vilaine écharde dans le doigt : on n'en meurt pas, mais on voudrait bien que ça se termine au plus vite.

Mais la photo de famille n'est pas obligée de ressembler à ça. Et si c'était au contraire un moment tout simple passé ensemble, un moment où tout le monde a le droit de faire sa bouille de tous les jours, où le clown de la famille peut avoir les pieds en l'air, et celui qui se sent un peu trop timide peut se cacher derrière maman tout en jetant un coup d’œil canaille par dessus son épaule ? Où on peut s'avachir sur le lit, se faire des chatouilles, se dire des blagues dégoûtantes à l'oreille pour que l'autre se gondole de rire ? Où on peut tirer la langue, sauter ou faire des grimaces ?

Parce que quand on y réfléchit bien, de quoi avez-vous vraiment envie de vous souvenir ? De vos enfants faisant leur tête-pour-la-photo, ou bien du caractère de chacun, de l'humeur du jour, de l'ambiance des dimanches matin où on traîne dans le lit des parents ?

Alors laissez-vous tenter par de vraies photos de famille. C'est-à-dire des photos où vous aurez tous l'air vrais. Naturels. Où vous vous direz, en les regardant : ça c'est vraiment nous. Lâchez-vous ! Ne vous demandez pas si c'est votre meilleur profil, ou s'il faudrait sourire un peu moins pour cacher vos dents ou vos rides, prenez juste du plaisir à être ensemble et laissez-moi capturer ce qui fait de vous qui vous êtes.

Ou pour utiliser une expression qui m'est chère : chassons le sérieux des portraits de famille !!!

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse en compagnie de Louis et Jeanne, qui je l'espère regarderont ces photos avec un grand sourire dans 20 ou 30 ans, et pourront se dire : ça c'était vraiment nous !

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°87)

Y'a rien à faire, les vacances c'est toujours trop court. Nous voilà donc de retour. Il faut quand même admettre qu'on en a bien profité. Du grand air, des balades, du vert partout, du soleil à en revendre, des amis en pleine forme, des tonnes de bons petits plats, le tout arrosé d'une généreuse bonne humeur...

Sans oublier les matinées en pyjama à traîner jusqu'à midi, parce que quand on y pense, une partie de cache-cache c'est quand même encore plus savoureux en pantoufles, non ?

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Soyons sérieux... ou pas (Episode n°86)

Si vous aussi vous êtes écrasés par la chaleur, que le moindre effort vous semble inconcevable, mais que vous avez malgré tout quelques lutin de tous âges à portée de main qui ont le toupet de penser que vous êtes là pour faire l'animation de leur journée... Pas de panique ! Les jeux les plus simples sont parfois les plus rigolos, la preuve en images par Arno et sa maman ! Il suffit d'un coin d'ombre (indispensable en ce mois de juillet), et de quelques légers mouvements de doigts pour faire une partie mémorable de "je te tiens, tu me tiens par la barbichette...". Très peu de calories dépensées, et la rigolade est garantie !!

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°83)

Pour ce 83ème épisode de la chasse au sérieux (tout de même, le temps passe !!) je n'ai qu'une chose à vous dire : mais où est Charlie ???? Si vous trouvez ça trop facile, je ne vous ferai pas l'insulte de vous demander où est Totoro, par contre vous pouvez chercher Pikachu ou Milou qui sont un peu mieux cachés. Ne cherchez pas la queue du chien, elle n'y est pas !!

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Soyons sérieux... ou pas ! (Episode n°82)

Parfois, il y a des microbes qui s'invitent. De méchants microbes, avec leurs dents pointues et leurs petites pattes bien trop musclées. Alors vient la fièvre. Une très grosse fièvre, qui dure, et qui dure. Des jours et des jours sans manger. Et là le sérieux s'installe. Un sérieux comme on en a jamais vu par ici, une semaine complète sans le moindre éclat de rire. Un sérieux qui fait peur.

Et puis un petit matin le bruit revient. Ce bruit qui part du fond du ventre, qui vibre dans la gorge et qui remplit l'air de petites bulles d'optimisme.

Ouf, le rire est revenu. On a eu chaud.

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